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On n'est jamais trop au lit pour être au Net
dimanche 13 janvier 2008, a 13:43
Petite Trace...

 

Certaines la cherchent, d'autres la chassent,

Mais elle est là, maudite trace,

Elle se creuse, se faufile,

Petite marque indélébile.

 

Voici donc ce que nous amène,

Comme joli cadeau la quarantaine,

Des rides élisent domicile,

Sans notre accord, sur nos profils.

 

Elles nous rappellent ainsi notre âge,

En s'installant sur nos visages,

Se dessinent sur nos fronts,

Et sans appel, frappent d'un sillon.

 

Elles affectionnent le coin des yeux,

Témoignage d'instants heureux,

Nos mains aussi, elles trahissent,

Tel un repère, elles s'esquissent.

 

On s'étonne de notre peine,

Enlaidies, nous sommes certaines,

La vie ne fait pas de cadeau,

La signature est sur la peau.

 

Inutile le désespoir, les larmes,

Nous avons bien autres armes,

Merveilleuse aide, le maquillage,

Inégalable appui, camouflage.

 

Mais masquer ceci est inutile,

L'empreinte du temps est fossile,

Démonstration de nos vécus,

Heures fortes ou pales confondues.

 

Comme l'eau des montagnes, sinueuse,

Cicactrice sur la paroi rocheuse,

Il faudra bien s'en complaire,

Car nous ne pouvons nous en défaire.

 

En atteignant le troisième âge,

Devenues enfin sages,

Résignées, plus le souci,

De nos physiques défraîchis.

 

Nous ferons partie des anciens,

Et notre vie sur le déclin,

Futiles vanités, chimères envolées,

D'ennemies, elles deviendrons alliées.

 

 

La Passante

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

 

 

"Si vieillir m'était conté" Mylène Farmer



mardi 20 novembre 2007, a 21:40
"Oxymore"

 

 

L'Oxymore est une figure de style dont la contradiction apparente introduit une nuance dans la pensée...

 

J'ai tenté d'en faire un texte.

 

Toutes vos idées sont les bienvenues !

 

 

 

Nos jeux si sérieux,

A la sage débauche,

Eclairent mes jours sombres.

 

Cet impassible combat,

A la petite démesure,

Scelle notre équilibre instable.

 

Je mène avec obéissance,

Face à tes vrais mensonges,

Sous un silence éloquent.

 

La limite infinie,

De mes réels fantasmes,

M'apporte un bien-être douloureux.

 

Tu es un mort-vivant,

A la satisfaction frustrée,

Mais à l'affreuse beauté.

 

Une fidèle caricature,

D'un sauvage dompté,

Au calme pétulant.

 

Toi, mon obscure clarté,

Ma gaîté mélancolique,

Me donner plus te coûterait-il ?

 

Toi, mon intime étranger,

Mon soleil ténébreux,

Je t'aime à te haïr...

 

 

La Passante

mercredi 07 novembre 2007, a 14:58
Ne rajoute rien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu dis que tu m'aimes drôlement,

Mais ce n'est pas très sérieux,

Sympathique et amusant,

Au fond du coeur, ça sonne creux...

 

Tu jures que tu m'aimes vachement,

Dans quel sens, je l'interprète ?

L'amour vache, c'est affligeant,

Mes sentiments n'ont rien de bête...

 

Parfois tu penses m'aimer beaucoup,

En tête-à-tête, j'aime mieux,

Car à plusieurs, je te l'avoue,

Je me disperse, je donne peu...

 

Si enfin, tu m'aimes bien,

Il y a des biens qui font mal,

Car sais-tu que bien n'est rien,

Bien mal va mon moral...

 

N'essaye pas d'enjoliver,

Ton effet et tes discours,

Tu ne parviens qu'à diminuer,

Tes gentils mots d'amour...

 

Je veux que tu m'aimes tout court,

Surtout ne rajoute rien,

Ce mot tout seul est velours,

Comme ça il me suffit bien...

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

vendredi 12 octobre 2007, a 00:05
Sarabande zodiacale…

La jeune femme était Vierge,

Une Balance l'avait dénoncée.

Les hommes Sagittaire pour être les premiers.

Deux Gémeaux ayant mangé du Lion,

Prirent le Taureau par les cornes,

Et à grands coups de Bélier, envisagèrent de la séduire.

L'un frétillait comme un Poisson,

L'autre activait son aiguillon de Scorpion.

Mais l'un des Capricorne, vu qu'elle n'en voulait qu'un seul.

Cancer-tains l'apprirent la jeune femme était déjà Verseau d'homme...

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

jeudi 20 septembre 2007, a 11:48
Mots meurtriers...

 

Épaulé de sa rancœur,

Muni de mots rageurs,

On crache sur la page,

Les déceptions et rages.

 

Le crayon devient arme,

Combattant corps et âme.

La mine de l'auteur,

Poignarde le lecteur.

 

Couper des mots en deux,

Les mélanger entre eux,

Catapulter un verbe,

Dans une phrase acerbe.

 

Bombarder de questions,

Fusiller d'affirmations,

Les mots sont menaçants,

Corrompus et blessants.

 

Le moindre mot consigné,

Armé comme du béton,

Massacre valeurs et sacré,

Sous la violence du canon.

 

On projette sur le papier,

Ses mauvaises pensées,

Vives comme des rapaces,

Elles flagellent et terrassent,

 

On dissèque sa haine,

Sur des feuilles pleines,

De fiel et de souillures,

D'innombrables ratures.

 

Les pages se remplissent,

De sentences, d'injustices,

Ainsi les mots avortent,

De piteuses lettres mortes.

 

On sème dans cette guerre,

Du sang d'encre et misères.

Pire que du venin,

Les mots sont assassins.

 

Inégalable artillerie que l'écriture… !

 

 

La passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

vendredi 10 août 2007, a 00:54
Quand l’homme se met à nu…

 

La peau cuivrée par le soleil,

Galbe l'anatomie de ce rebelle,

J'en détaille chaque contour,

Chaque parcelle, tour à tour.

 

Le corps est bien bâti,

En une parfaite symétrie,

Les courbes sont généreuses,

La peau brillante et soyeuse.

 

Musculature virile,

Position habile,

Il s'offre à mon regard,

Telle une œuvre d'art.

 

Requiert-il un pardon,

Pour une faute, un abandon ?

Vulnérable statue,

D'artifices dépourvu.

 

On perçoit des faiblesses,

Des carences, des bassesses.

Mais tout n'est qu'un leurre,

Il est puissance et gladiateur.

 

Course folle, fait mon sang,

Il est beau comme un diamant,

Sculptural, phantasmatique,

Cet homme à nu, est magnifique… !

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

jeudi 02 août 2007, a 13:10
L'oiseau sans pattes... To be or not to be...?!

 

 

 

 

Vous savez qu'il existe une espèce d'oiseaux qui n'ont pas de pattes ?

 

Ils ne peuvent se poser nulle part et ils passent leur vie à planer en plein ciel.

C'est vrai...

Ils passent toute leur vie en vol,

ils dorment sur le vent, oui...

Ils étendent leurs ailes et s'endorment sur le vent...

Ils ne touchent le sol qu'une seule fois :

Quand ils meurent.

 

 

La descente d'orphée

Tennessee Williams (1957)

 

 

Chanson "Walking in the Air" Howard Blake



mercredi 20 juin 2007, a 11:00
« Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry.

 

 Nous avons tous des livres cultes, celui-ci fait partie des miens, voilà pourquoi j’aimerais le partager avec vous, en vous parlant de lui, mais également de l’auteur. Bonne lecture…

 

Antoine de Saint-Exupéry a écrit bien d’autres livres, pourtant c’est celui-ci dont on parle toujours. « Le Petit Prince » est loin de n’être qu’un conte pour enfants. Cette légende énigmatique délivre bien des messages, d’autres façons d’appréhender la vie et m’a incitée à connaître le parcours du pilote-écrivain et ses dilemmes intérieurs.

Il est impossible de bien saisir le sens réel de cette histoire si l’on ne cherche pas à savoir qui était Saint-Exupéry.

Car, qui est le Petit Prince pour Saint-Exupéry et qui est la rose ? Le Petit Prince est le manifeste reflet de lui-même et la rose, c’est Consuelo, sa femme. 

« Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples. Elles apparaissaient un matin dans l’herbe et puis s’éteignaient le soir. Le petit prince, qui assistait à l’installation d’un bouton énorme, sentait bien qu’il en sortirait une apparition miraculeuse. »

La rose miraculeuse et immortelle, c’est Consuelo.

« Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans des millions et des millions d’étoiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : ma rose est là, quelque part ».

Du reste, à partir du moment où le Petit Prince quitte sa rose, donc Saint-Exupéry, sa femme, ses voyages ne sont qu’une recherche de paix intérieure. Le besoin mutuel entre sa fleur et lui les a liés, à jamais...

 

mercredi 20 juin 2007, a 10:57
L’histoire de l’histoire du « Petit Prince »:

 

Un enfant, un aviateur, une rose, un renard, un mouton, un serpent...
Plus de cinquante ans après sa première publication, les personnages du Petit Prince n'ont toujours pas livré tous leurs secrets… Et c’est tant mieux…

 

En 1942, quand Antoine de Saint-Exupéry écrit aux États-Unis le Petit Prince, l'auteur de Courrier Sud et de Terre des Hommes n'imagine pas qu'il vient de signer son plus grand succès. L'un des best-sellers de ce siècle, traduit dans près de 200 langues ou dialectes, vendu chaque année à plus d'un million d'exemplaires. L'une des meilleures ventes mondiales après la Bible et le Capital de Karl Marx...

Depuis le début des années 30, un petit personnage blond l'obsède. Un petit prince ailé - reflet inconscient de Saint-Exupéry enfant - qu'il dessine à la moindre occasion et dont il imagine déjà, en secret, les aventures à travers les étoiles…

 

À l'été 1942, l'éditeur américain Curtice Hitchcok, découvre par hasard les croquis de Saint-Exupéry. " C'est un petit bonhomme que je porte dans le coeur " lui explique-t-il. Séduit, Hitchcok lui commande aussitôt une histoire, un " conte pour enfants " qu'il illustrera de ses dessins naïfs.

 

Saint-Exupéry se met aussitôt à la tâche. Il achète papier, crayons de couleur, aquarelles, et s'isole avec sa femme, Consuelo, dans le manoir de Bevin House dans le New Jersey. Cloîtré dans sa bibliothèque, l'auteur travaille par à coups, le plus souvent la nuit. Fatigué et déprimé aux dires de ses proches, Saint-Exupéry vit la genèse du Petit Prince comme une épreuve personnelle. Une plongée littéraire et mélancolique à la frontière de son enfance et de sa vie d'adulte.

 

C'est au printemps 1943 que les lecteurs américains découvriront les premiers « Le Petit Prince » publié chez Harcourt & Brace.
L'accueil est beaucoup plus mitigé que pour son précédent livre paru aux États-Unis Flight to Arras (Pilote de Guerre).

 

Le petit prince extra-terrestre attendra quelques années pour connaître un succès fulgurant et planétaire…

 

Aujourd'hui, « Le Petit Prince » s'étudie dans presque toutes les écoles.

 

mercredi 20 juin 2007, a 10:55
Antoine de Saint-Exupéry, un célèbre lyonnais…

 

  Sa vie :

 

Né le 29 juin 1900 à Lyon, Saint-Exupéry est le troisième d'une famille de cinq enfants.
Sa mère, Marie de Foscolombe, Comtesse de Saint-Exupéry a toujours su qu'il serait la gloire de sa vie et a tissé avec lui des liens d'affinité et de tendresse.
Son enfance privilégiée, quoique marquée et ternie par la mort de son père en 1904 et celle de son frère, François, en 1917, se déroule d'abord à Lyon mais surtout au château de St-Maurice-de-Rémens, demeure familiale accueillante et refuge d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

C'est là-bas, un certain été 1912, qu'il s'échappera, malgré les réticences de sa mère, pour passer son baptême de l'air sur l'aérodrome voisin d'Ambérieu en bugey. Ce jour-là, c'est la naissance d'une vocation qui ne se concrétisera vraiment qu'en 1926 lorsque Saint Ex. entrera dans l'Aéropostale.
Mais en 1912, Saint-Exupéry, que l'on surnomme alors "Pique la Lune" à cause de son nez en trompette ou " tatane " à cause de ses grands pieds, n'est encore qu'un petit garçon qui doit se résigner à aller à l'école.

 

Enfin bachelier en 1917, après une scolarité très moyenne, il prépare à Paris le concours d'entrée à l'École Navale. Il échoue et s'inscrit à l'École des Beaux-arts en architecture.

La délivrance en 1921, c'est l'armée. Saint-Exupéry, pilote militaire dans une unité de chasse au Maroc, obtient son insigne de pilote qualifié

Pourtant, pendant trois ans, Saint-Exupéry ne vole pas. Une femme, dont il est éperdument amoureux, Louise de Vilmorin, riche héritière de bonne famille, le retient au sol. Il rêve d'aventure. Elle rêve de sécurité. Leurs fiançailles ne durent que quelques mois.

Saint-Exupéry fréquente alors le salon littéraire de sa cousine Yvonne de Lestrange, rencontre André Gide mais surtout Jean Prévost, directeur de la NRF, qui l'incite à écrire. En 1926, son premier texte L'Aviateur est publié. Mais Saint-Exupéry n'a pas oublié le vol de ses 12 ans.


Il veut voler, seulement voler…

 

mercredi 20 juin 2007, a 10:51
Antoine de Saint-Exupéry, un célèbre lyonnais…

  Son oeuvre :

 

La bibliographie de Saint-Exupéry n'a rien d'impressionnante. Cinq livres au total, qui ont pourtant suffi à assurer sa gloire avant même sa disparition.

 

C'est au Maroc, à Cap-Juby, que Saint-Exupéry écrit son premier roman en 1929. Il l'intitulera "Courrier Sud", titre emprunté à une inscription de sac postal. Saint-Exupéry écrit la nuit, sur une planche posée entre deux fûts d'essence, l'histoire d'un pilote de l'Aéropostale mis à mal par un amour d'enfance. Comme un souffle autobiographique, pour celui qui gardera toute sa vie le souvenir de ses fiançailles rompues avec son premier amour, Louise de Vilmorin.

 

D'Argentine, Saint-Exupéry écrit son deuxième ouvrage, " Vol de nuit". André Gide en signe la préface et le roman remporte le Prix Fémina en 1931. Encore une fois, l'aviation et les hommes sont au centre du récit, et l'aventure de ces nouveaux pionniers capte le public. De retour de reportage, en Espagne et à Moscou, Saint-Exupéry publie en 1939 "Terre des Hommes". Le récit quitte le champ de l'héroïsme pour explorer une pensée plus humaniste qui ne le quittera plus. Le succès est énorme.

 

Puis vient le temps de la mobilisation avant l'exil aux États-Unis. Saint-Exupéry y publiera, en anglais, ses deux derniers ouvrages, " Pilote de guerre ", en 1942, (initialement " Flight to Arras "), qui condamne les totalitarismes et la religion de l'argent avant d'en appeler au catholicisme, et enfin "Le Petit Prince", en 1943. Nouveau succès pour ce livre, entre fable et poème en prose, dont Saint-Exupéry a composé lui-même les dessins. Une histoire de planète, d'enfant blond, de baobabs, de rose et de renard qui a fait le tour du monde. Et cette phrase du renard " On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux ".

 

Après sa mort, en 1948, paraît " Citadelle ", texte inachevé écrit dans les derniers mois de sa vie et qui est sans doute la plus vaste méditation de Saint-Exupéry. Sera publiée ensuite une série de lettres et d'écrits : "Lettres de jeunesse" (1953), "Lettres à sa mère" (1954), " Un sens à la vie " (1956), " Carnets " (1953) et " Écrits de guerre " (1962).

 

L'ensemble des écrits de Saint-Exupéry est publié chez Gallimard, qui lui a également consacré deux tomes de la Pléiade.

 

mardi 12 juin 2007, a 08:36
Cyber m'était conté...!

 

Cyber m'était conté, on me dévoilerait,

L'interactivité et tous ses p'tits secrets.

Liaison et connexion, aisé de contacter.

Forum de discussion, tentant de dialoguer.

 

Dans ce lieu satanique, on transmet des messages.

Contact électronique, qui n'est pas toujours sage.

Web ou multimédia, quel curieux réseau,

On goûte au B. A. BA, de mots qui donnent très chaud.

 

La misère affective, comble l'informatique.

Car ses ondes attractives, titillent l'organique.

Chats, duos et e-mail, on sombre dans l'intime.

Doucement les fils s'emmêlent et les corps s'animent.

 

Le clavier commandant, touche à touche langoureux.

Tête à tête distrayant, ils se confient tout d'eux.

En plein cœur de la toile, Internet a tissé,

Un fil original qui les a bien branchés.

 

Sur des modems en ciel, des mots démesurés,

L'écran devient soleil, ponctué de smiley.

La communication, se branche sur manuel,

Multiples combinaisons, et vive le virtuel…

 

Grâce à l'anonymat, d'un plaisant  pseudonyme,

Sur l'écran dur et froid, on peut jouer son hymne :

« L'histoire est mal au Net, alors contactons-nous,

Viens voir l'autre facette, d'un homme qui touche à tout.

 

Je suis un grand serveur, adepte des souris.

Relie l'ordinateur, je suis ton favori.

J'me téléchargerais, cosmos inter-actif,

Tu verras les aspects, d'mon téléobjectif.

 

Tape bien le mot clés, pour moi ce s'ra luxure,

Note dans ton fichier, que mon disque devient dur.

J'ai dans ma mémoire vive, des tonnes de je te AIM..

Que ma batterie ravive, quand j'arrive à mon terme.

 

Ajuste la web cam et vise mon logiciel.

Je te confie mon arme, pour te conduire au ciel.

Sur moi tu peux cliquer, sans avoir de remords,

Campée sur ton P.C, pour faire vibrer ton corps. »

 

On se croit protégé, du mâle transmissible,

Pensant que sans toucher, pas de virus nuisible.

Mais certains ont hacker, de faire bugger les rêves,

Pas le droit à l'erreur, quand chargera la fièvre.

 

Réalité empirique, pas pour les internautes.

Prison chimérique, où chacun se vautre.

Mais les liens sachons-le, ne sont qu'hyper sexe

Puisque l'amour à deux, n'a pas besoin de texte…

 

L'amour est compressé, loin de tout sentiment.

Le sexe est formaté, solitaire, isolement.

On n'est pas trop au lit, dans le but d'être au Net.

Ascétisme haut débit, n'est-c'pas ce qui nous guette ?

 

Cyber m'était conté, c'est sûr je m'abstiendrais.

Ecran interposé, je n'vois pas l'intérêt.

Comme on dit c'est la vie, je dirais c'est le Net ;

C'est la technologie, qui commande les braguettes...

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

mercredi 06 juin 2007, a 22:19
La réponse codée de De Musset à George Sand : A vous de trouver !

 

 

Et oui, cette lettre est moins célèbre que l'autre, mais De Musset a bien répondu à George Sand...!

 

 

 

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

 

Réponse de George Sand :

 

Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.


 

mardi 05 juin 2007, a 09:35
Lettre de George SAND à Alfred de MUSSET. A lire deux fois…

 

 

 Cette lettre est authentique autant dans le texte que dans la forme.

 

 

 

 

Première lecture, on lit normalement le texte.

 

Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.


Votre poupée


Maintenant, on recommence la lecture en sautant une ligne sur deux, en commençant par « Je suis toute émue… ».

 

 

dimanche 20 mai 2007, a 15:14
Ecrire

 

Déconnectée de mon cerveau,

La plume se dérobe sous les mots,

Ainsi s'échappe l'inspiration,

Elle a ses règles et ses raisons.

 

Mais l'encre veut couler,

Elle tient à s'exprimer,

Il faut que je persiste,

J'écris, je raye, insiste.

 

Les sonorités s'enlacent,

Au rythme du temps qui passe,

S'engourdissent mes doigts,

La fatigue, la faim, le froid.

 

En lettres douces et fines,

J'améliore, je peaufine,

Et ma page se noircit,

Un texte se construit.

 

Avec dame solitude,

Nous avons nos habitudes,

Que ce soit le jour ou la nuit,

Elle est là, lorsque j'écris.

 

J'écris comme je respire,

Mes chagrins, mes plaisirs,

J'écris pour vous offrir,

Mes secrets, mes désirs.

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

vendredi 11 mai 2007, a 19:09
Hommage à Jean-Jacques Goldman...

 

 

"Cher ami"

 

 

Cher ami, je le sais,

Le dire, je ne devrais,

Chacun de vos refrains,

Éclaire mon chemin...

 

Au seuil de mes seize ans,

Je vous voyais prince charmant,

Sans peurs et sans reproche,

Nos concepts étaient si proches.

 

Je m'emparais de crayons,

Et inventais des chansons,

Des histoires, des bluettes,

Demeurant dans des pochettes.

 

Devenu l'étonnant guide,

De mon travail timide,

Je vous ai choisi mentor,

Pour parfaire mes efforts.

 

De cette douce prison,

Émergeait l'inspiration,

Votre voix en fond sonore,

Et mes textes prenaient corps.

 

Puis le temps s'est écoulé,

Souvent à vous écouter,

Mais les écrits se sont durcis,

Car rêverie n'est pas la vie.

 

De cette belle aventure,

L'amour de l'écriture,

Je conserve à jamais.

Ma passion, jardin secret.

 

Nul doute, cependant,

Je n'ai pas votre talent

Elève, je dois me contenter

Le maître, vous resterez.

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

lundi 07 mai 2007, a 08:31
"Le Mort Joyeux" de Charles Baudelaire...

 

Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde.

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.

O vers ! noirs compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux ;
Philosophes viveurs, fils de la pourriture,

A travers ma ruine allez donc sans remords,
Et dites-moi s'il est encor quelque torture
Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts !  

 

Charles Baudelaire. Les Fleurs du Mal

 

mercredi 25 avril 2007, a 22:29
Des désirs à faire pâlir le Marquis de Sade...!

 

 

Ce si joli lien qui nous « lit »…

 

 

Femme sauvageonne, j'étais libre,

Indépendance comme équilibre,

Mais l'amour est un esclavage,

Qui dénature bien des langages.

 

Même si mon air est détaché,

Je vous suis bonnement attachée,

Et ce lien charnel qui me noue,

Naît du désir, je vous l'avoue.

 

Tellement envie de vous, Monsieur,

De vos enfers et de vos jeux,

Maître en matière de ficeler,

Toutes les pensées délibérées.

 

Les seuls moments où je m'évade,

C'est au château du Marquis d'Sade,

Le plaisir monte et je « Lacoste »,

S.M et tant (est-ce aimer tant) votre riposte ?

 

Mon roi, mon fil amant de lune,

Adepte de rituels nocturnes,

Je me donnerais tout entière,

Si vous écoutiez mes prières.

 

Vos yeux immenses émerveillés,

Quand face au mâle, je suis scellée,       

Trahissent jouissance et bonheur,

D'être vénéré dans la douleur.

 

Plaisants cadeaux, divins colliers,

Ornent mon cou, mes mains, mes pieds,

Armures gothiques pourvues de cuir,

Reine de Saba prête au martyre.

 

Si j'apprécie que vous bandiez…

Mes yeux d'un foulard satiné,

La joute verbale de votre voix,

Présage du début du combat.

 

Vos mains agiles et expertes,

Contentent mes rondeurs offertes,       

Selon l'humeur de vos caprices,

Analeptiques sont vos supplices.

 

Unique dominateur commun,

De toutes vos belles qui le matin,

Vous quittent marquées de votre sceau,

L'empreinte sadique de vos assauts.

 

Bleu comme l'acier, intense,

Ultime outil de ma souffrance,

Rien n'équivaut votre regard,

Scrutant, guettant mon désespoir.

 

Cependant, qui mène vraiment l'autre,

Qui est le Dieu, qui est l'apôtre ?

Certes, vous possédez le bon droit,

Moi, souveraine dans le choix.

 

Mes fantasmes sont sans barrière,

Comme un monde sans frontière.

Le maître maux est « consentante »,

Vivre avec vous, ce qui me hante...

 

 

 La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

mardi 24 avril 2007, a 12:05
Préservatif. Le printemps travaille les hormones, alors, surtout, n’oubliez pas…

 

Pas grave si ça capote,

Et qu'elle te fait porter le chapeau,

Protégé de la sorte,

Tu pourras toujours monter très haut…

 

Sortez couverts !

 

 

La Passante

mardi 27 mars 2007, a 23:19
Même si...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si l'amour est éphémère,

Pincée de rêve, souvent trompeur,

Le moindre conflit devient guerre,

Où se combattent des âmes sœurs,

 

Même si l'amour est cannibale,

Dévore les âmes et broie les coeurs,

Un simple trouble nous est fatal,

Lorsqu'on s'enflamme à sa chaleur,

 

Même si l'amour est un sauvage,

Sous son grand manteau de douceur,

Il soumet vite à l'esclavage,

Où l'on s'enchaîne avec ferveur,

 

Et même s'il me reste des traces,

Des cicatrices gorgées de pleurs,

Je ne cèderais pas ma place,

Et supporterais la douleur,

 

Même si l'amour a ton visage,

Tes yeux à l'étrange couleur,

Qu'il me faille céder au partage,

Au mensonge et la rancœur,

 

Même si je sais tout de l'amour,

Ses joies, ses peines et ses malheurs,

Je sais, j'y reviendrai toujours

Afin qu'il gouverne mes heures.

 

Car quand tes mains pas toujours sages,

Explorent lentement mes rondeurs.

J'oublie mes doutes, mes peines, mes rages,

Pour ne goûter qu'à mon bonheur.

 

Certes, l'amour est un rapace,

Quand il a ton goût, ton odeur,

Mais je préfère ces heures voraces

Que de survivre dans la fadeur.

 

 

La Passante

 

 

Texte enregistré à la Société Des Gens de Lettres : attention plagiat...!

mardi 20 mars 2007, a 12:13
Charles Baudelaire

 

Charles Baudelaire est pour beaucoup le plus grand de tous les poètes français. Il a défini les principes créateurs de la poésie moderne, du symbolisme au surréalisme. Durant sa longue quête insatisfaite de la Beauté, il se voit constamment partagé entre l'extase et l'horreur de la Vie.

 

Baudelaire a conquis le public moderne grâce à un recueil de poèmes vraiment original : Les fleurs du mal. Dans son acharnement à vouloir mettre à nu le mal, c'est-à-dire les faiblesses et les turpitudes de ce monde, il donne «à la poésie un frisson nouveau» (Victor Hugo). Déchiré mais lucide, il cherche par l'imagination un passage entre le réel et le surréel, refuge ultime et fragile du poète.

 

 

L'enfant

Né à Paris, en 1821, Charles Baudelaire perd son père à l'âge de 6 ans. Sa mère se remarie avec le commandant Aupick quelques années plus tard. Il déteste ce beau-père, général de division, ambassadeur et sénateur du second empire qui le prive de l'affection maternelle. Rebelle à toute autorité, il se sera placé au lycée de Lyon, puis au lycée Louis-Le-Grand.

 

L'étudiant

Lauréat du Concours Général (2ème prix de vers latins) et bachelier (1839), il s'abandonne à la vie du Quartier latin, où il se fait remarquer par son dandysme. Ses fréquentations douteuses effraient sa famille et on l'embarque pour un voyage aux Indes (1841) qui ne l'intéresse pas et qui restera d'ailleurs inachevé.

 

Le Dandy

A son retour, Baudelaire, majeur et en possession d'une belle fortune provenant de l'héritage paternel, se loge 10, quai de Béthune, puis à l'hôtel Pimodan (17, quai d'Anjou). Il fréquente alors Jeanne Duval, une Antillaise qui le rend syphilitique, fait la connaissance de Théophile Gautier et dépense sa fortune sans compter. Sa famille n'acceptant pas ce choix de vie le pourvoit en conseil judiciaire en 1844 qui lui mesure ses ressources jusqu'à sa mort. Sa vie sera désormais empoisonnée par des difficultés financières et le conduira à attenter à sa vie en 1845.

 

Les tourments

Des périodiques publient ces premiers vers, ces essais et ces critiques. Il traduit également les oeuvres d'Edgar Poe. C'est à cette époque qu'il cristallise autour de Mme Sabatier, la "Présidente", ses amours pétrarquistes, tandis qu'il connaît avec Jeanne Duval les orages d'une passion charnelle et une relation avec Marie Daubrun, la "Femme aux Yeux Verts". Il publie, en juillet 1857, son oeuvre majeure très controversée Les Fleurs du Mal. Poursuivi en justice pour immoralité, il est condamné, le 20 août 1857, à 300 francs d'amende et à la suppression de six pièces. Le procès a été révisé par la chambre criminelle de la Cour de Cassation de Paris et Les Fleurs du Mal sont réhabilitées le 30 mai 1949. Accablé de dettes, il part donner des conférences en Belgique en 1864, où il séjournera quelques temps.

 

En 1866, il est atteint d'une paralysie générale et est ramené à Paris, où il meurt. Il est enterré au cimetière Montparnasse.

 

mardi 20 mars 2007, a 12:10
Charles Baudelaire, son oeuvre...

 

Poèmes

1857 : Les Fleurs du Mal.

1860 : Les paradis artificiels.

1863 : Petits poèmes en prose.

1864 : Le Spleen de Paris.

 

Contes

La Fanfarlo.

 

Pensées

1864 : Mon coeur mis à nu.

1867 : Fusées.

 

Critiques

1851 : Du vin et du haschisch, comparés comme moyens de multiplication de l'individualité.

1861 : R. Wagner et Tannhaüser.

1869 : Curiosités esthétiques.

1869 : L'Essence du rire dans les arts plastiques.

1869 : Delacroix.

1869 : L'Art romantique.

 

Traductions d'Edgar Poe

1856 : Histoires extraordinaires.

1857 : Nouvelles histoires extraordinaires.

1858 : Aventures d'A. Gordon Pym.

1863 : Eurêka.

1865 : Les histoires grotesques et sérieuses.

 

lundi 19 mars 2007, a 19:25
"La Passante" mon hommage à Charles Baudelaire.

 

 

 

 

 

À une Passante

 

 

 

 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

Une femme passa, d'une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,

Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,

La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté

Dont le regard m'a fait soudainement renaître,

Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !

Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

 


Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
"Les fleurs du mal"

 

 

Jean-Jacques Goldman "Veiller tard"



Présentation
"La passante"... hommage à Charles Baudelaire...


Pourquoi un blog ? :
Dans notre société individualisée, quel endroit, autre qu'Internet, peut se vanter de réunir une disparité aussi vaste de personnes ; jeunes et vieux, riches et pauvres, ruraux et citadins ?!

Ma philosophie sur la vie :
" La vie c'est aujourd'hui, mais tu dois être éveillé pour le savoir. Si tu es fixé à ton passé ou si tu espères un futur meilleur, tu es en train de perdre ta vie.
Celui qui vit dans le passé, non seulement dort, mais il est mort, car le passé est déjà mort. Et celui qui vit en rêvant du futur est un égaré, un fou, car le futur n'existe pas."
Maria Paz Marino, disciple d'Anthony de Mello.

« Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous..."
Le Dalaï Lama ( mon guide, mon ami...)

Très bonne visite à tous !

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commentaire(s)
Violences faites aux femmes… La Passante (16/05/2008 18:09)

Re coucou Ma Mounett...

Violences faites aux femmes… Mounette (16/05/2008 17:36)

Ma grande au coeur s...

Violences faites aux femmes… La Passante (16/05/2008 16:19)

Coucou mon Pierrot !...

Violences faites aux femmes… La Passante (16/05/2008 16:18)

Merci beaucoup Anna ...