Le linceul de Turin demeure l'une des plus grandes énigmes scientifiques.
Le Linceul est un drap de lin jauni et brûlé par endroit portant les marques, de face et de dos, d'un homme ayant subi les tortures décrites par les évangiles jusqu'à la crucifixion.
Pour les uns, c'est une fausse relique, une icône peinte par un artiste du moyen-âge afin de soutirer de l'argent aux pélerins suffisamment crédules pour se laisser abuser... Pour les autres, c'est le linge mortuaire de Jésus le nazaréen, une véritable relique témoignant du martyre du Christ et de sa résurrection.
Les scientifiques se sont intéressés au Linceul de Turin après qu'un avocat italien, Secundo Pia, l'ait pris pour la première fois en photo en 1898. Le négatif de la photo révèle un visage et des détails qui étaient restés cachés à la vue depuis des siècles. La photo fit rapidement le tour du monde et suscita un grand émoi chez les curieux et chez les croyants qui y virent la confirmation de leur foi. Pour contrer cet élan mystique, Pia fut accusé de truquage, et une alliance contre nature naquit entre les anti-cléricaux et les membres du clergé iconoclaste pour nier l'authenticité du Linceul de Turin. Face à la polémique grandissante, des scientifiques entreprirent différentes études qui se poursuivent encore aujourd'hui, et pourtant, le mystère reste entier.
Le Vatican conserve le Linceul de Turin dans un endroit tenu secret.
Si le Linceul est un faux, comment se fait-il qu'aucun artiste du XXe siècle ne soit capable de reproduire ce qu'un peintre du moyen-âge aurait fait avec ses moyens limités ?
Ceux qui réfutent l'authenticité du Linceul s'appuient principalement sur cinq points :
1. Jésus n'a pas existé.
2. Un texte de Pierre d'Arcis de 1389, adressé au pape Clément VII, dans lequel il déclare que le Linceul de Lirey est un faux.
3. Un léger défaut de proportion tête/corps.
4. La présence infime de pigments du moyen-âge.
5. La datation au carbone 14
6. L'hypothèse Léonard de Vinci
Ceux qui sont en faveur de l'authenticité du Linceul s'appuient principalement sur les points suivants :
1. Le tissu.
2. Les poussières.
3. Les pollens.
4. Ce n'est pas une peinture.
5. Les taches de sang.
6. Les inscriptions de lettres antiques invisibles à l'oeil nu.
7. Les détails archéologiques.
8. Les détails anatomiques.
9. Les doutes sur la datation au carbone 14.
10. Les caractéristiques de l'image.
11. Le problème de la reproductibilité du Suaire.
Il est difficile de trancher et la question de l'authenticité du Linceul reste posée. Les militants des deux parties adverses campent sur leur position et il faudra encore d'autres études pour approcher la vérité qui, quelle qu'elle soit, nous apprendra beaucoup, soit sur un artiste inconnu du moyen-âge possédant une technique fantastique, en avance sur son temps et le nôtre, soit sur Jésus le Nazaréen.
Quelle que soit la réponse définitive, le Linceul de Lirey-Chambéry-Turin est un objet impossible, compte tenu de ce que l'on croit savoir...
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