Ce si joli lien qui nous « lit »…
Femme sauvageonne, j'étais libre,
Indépendance comme équilibre,
Mais l'amour est un esclavage,
Qui dénature bien des langages.
Même si mon air est détaché,
Je vous suis bonnement attachée,
Et ce lien charnel qui me noue,
Naît du désir, je vous l'avoue.
Tellement envie de vous, Monsieur,
De vos enfers et de vos jeux,
Maître en matière de ficeler,
Toutes les pensées délibérées.
Les seuls moments où je m'évade,
C'est au château du Marquis d'Sade,
Le plaisir monte et je « Lacoste »,
S.M et tant (est-ce aimer tant) votre riposte ?
Mon roi, mon fil amant de lune,
Adepte de rituels nocturnes,
Je me donnerais tout entière,
Si vous écoutiez mes prières.
Vos yeux immenses émerveillés,
Quand face au mâle, je suis scellée,
Trahissent jouissance et bonheur,
D'être vénéré dans la douleur.
Plaisants cadeaux, divins colliers,
Ornent mon cou, mes mains, mes pieds,
Armures gothiques pourvues de cuir,
Reine de Saba prête au martyre.
Si j'apprécie que vous bandiez…
Mes yeux d'un foulard satiné,
La joute verbale de votre voix,
Présage du début du combat.
Vos mains agiles et expertes,
Contentent mes rondeurs offertes,
Selon l'humeur de vos caprices,
Analeptiques sont vos supplices.
Unique dominateur commun,
De toutes vos belles qui le matin,
Vous quittent marquées de votre sceau,
L'empreinte sadique de vos assauts.
Bleu comme l'acier, intense,
Ultime outil de ma souffrance,
Rien n'équivaut votre regard,
Scrutant, guettant mon désespoir.
Cependant, qui mène vraiment l'autre,
Qui est le Dieu, qui est l'apôtre ?
Certes, vous possédez le bon droit,
Moi, souveraine dans le choix.
Mes fantasmes sont sans barrière,
Comme un monde sans frontière.
Le maître maux est « consentante »,
Vivre avec vous, ce qui me hante...
La Passante
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